Une semaine type à Vivre Ensemble

Le séjour de rupture comprend 13 à 14 jeunes (suivant les arrivées et les départs). Chaque jeune à un éducateur référant tout au long de ses 9 mois. Aux éducateurs s’ajoutent les encadrants (fonctions très proches, divergences du statut, des horaires et du salaire bien sur..). Les encadrants sont divisés en deux équipes: une du matin (8h-16h) et une du soir (16h-22h). Certains dorment sur place. Les encadrants sont ceux qui assurent les marches de sanctions, les villages de sanctions, et la vie quotidienne (activités, repas, gôuter,etc).

Pour ce qui est de Jérôme et moi, nous sommes « stagiaires »: pas d’horaires fixes mais un planning fixé en fonction des activités de la semaine (plannification le lundi matin). Plus pratique mais pénible parfois car nous avons une étiquette d’animateur sur le front et donc plusieurs se déchargent pour nous laisser à nos « compétences »: veillées, sport, jeux. Il n’y a pas un jour sans que l’on entende « C’est quoi le sport aujourd’hui? » ou bien « vous faites quoi comme veillée ce soir? ». Non, non, non, mettre en place un systeme d’organisation d’activités ok, mais être G.O. ou animateur de colo, non! C’est pourquoi, avec les responsables des activités (parce qu’il y en a) et avec le soutien de Mr Sy (chef d’équipe sur le séjour de rupture) nous mettons en place un système où chacun participe à l’élaboration et la mise en place des activités. Le problème est que l’équipe du soir devient équipe du matin la semaine d’après et inversement. Les activités du soir étant plannifiés le matin, difficile pour l’équipe qui embauche de savoir ce qu’elle doit faire. Il faut donc soliciter chaque encadrant de la matinée sur ses compétences, ses envies, pour créer un atelier qu’il proposera la semaine prochaine lorsqu’il sera de soir. Et ainsi de suite… Il faut noter que ce manque de participation vient avant tout d’un manque de motivation (pour certains). En effet, travailler dans un lieu de vie est difficile, surtout quand la paye est petite. Pourtant le travail est là et pas ailleurs, alors on reste malgré tout.

Donc, objectif: motiver les troupes et mettre en place un système béton pour assurer l’animation quotidienne.

Il faut préciser que cette volonté d’organisation est créé pour faire face aux temps libres trops nombreux dans la journée, des temps libres pendant lesquels les jeunes fument des clopes, se chamaillent, et se font sanctionner… Des temps libres pendant lesquels les adultes tournent les pouces, se demandent certainement ce qu’ils font ici, et sanctionnent…

Tous les lundi matins, après le briefing de la semaine, les jeunes rangent le camp. Temps mort jusqu’au repas… Sieste après le repas puis cours de renforcement selon les niveaux de chacuns, de 15 à 17h-18h. Sport jusqu’à19h, puis repas. Quartier libre chaque lundi soir.

Mardi, Mercredi, Jeudi: tout dépend du briefing de la semaine. Le plus souvent, chantier humanitaire le matin, cours l’aprèm, sport, et veillées jusqu’à 22h.

Le vendredi, activités le matin et réunion des jeunes l’après midi avec toute l’équipe pour revenir sur la semaine de chaque jeune (sanctions, etc), pour aborder certains sujets spécifiques relatifs à l’organisation ou problèmes divers, puis programmation du week end (y compris le vendredi soir).

Le week end est programmé par un jeune (concertation souvent entre jeunes). Plusieurs possibilités qui reviennent souvent: fast food, dvd, piscine, plage, grasse mat’. Parfois des sorties: visites à l’extérieur, balades, on à même eu parc d’attraction, zoo, courses d’anes. Les jeunes ne sont vraiment pas à plaindre le week end et c’est plutôt rupture tranquille…(remarque perso).

Les jeunes sont ici pour diverses raisons que ce soit violences, délinquances, etc, souvent par ce que plus rien ne marche en France. Ils sont placés par la justice et les services sociaux (Essonne et Manche) avec l’accord des parents, de l’éducateur et du jeune. Le plus souvent ils ne comprennent pas pourquoi ils sont ici et perdent également tous leurs repères dès l’arrivée. Ils resteront 9 mois, le temps d’une renaissance…


Archive pour février, 2008

De la soirée reggae à l’ile de Gorée: viva Africa!

Beaucoup de choses à raconter donc voici une brève énumération de la semaine dernière:

-Vendredi: suite à une grosse semaine de travail (pour mériter ma semaine de repos), rendez-vous avec des amis pour une grillage de poissons et pour jouer et chanter du reggae toute la nuit.

-Samedi: arrivée de la famille de Lucie et grosse bouffée d’air frais que de voir des proches!

-Reste de la semaine, entre farniente et visites:

Visite de la réserve de Bandia: un zoo sans cage et avec plus de 4×4 de touristes que d’animaux…

Siné-Salloum: Région du Sénégal où nous avons cramé sur une pirogue et put se baigner sur une superbe plage. Nous avons ensuite « visité » un village africain typique, puis le plus gros baobab du Sénégal (32 m de circonférence si je me rappelle bien).

Coucou au Lac Rose, un peu gris compte tenu du manque de vent et de soleil; visite de l’ile de Gorée, incontournable car pleine d’histoire, de couleurs (à voir la maison des esclaves: 3 siecles d’esclavage sous les yeux); petites escales à Dakar

A cette semaine s’ajoute bien sur les sorties nocturnes (pour les plus jeunes) et tout se qui va avec…

Merci à tout ce p’tit monde d’être venu!

Chair et Zé

Deux amis de Mustapha, des rastas super « nice cool » comme ils disent ici. Chair est peintre et rap super bien (je crois d’ailleurs que Piero l’avait déjà rencontré lors de son séjour). Zé est musicien et fabricant de percussions. Ils parlent mieux le français que Mustapha ce qui permet d’avoir unange franco-sénégalais plus facil.

Ces deux gars se connaissent depuis tout petits et connaissent les recoins, mystères et astuces de Mbour par coeur, une sureté et une garantie lors de n’importe qu’elle sortie où ils prennent toujours soin de nous mettre en garde contre certaines choses,et d’expliquer aux gens qui nous sommes et pour que l’on ne soient pas embétés et intégrés plus facilement.

Thés, discussions, et bon moments en perspectives!

Retour à Mbour

Retour du village le vendredi soir, nous sommes allés nous ressourcer Lucie, Guillaume, Jérôme et moi dans nos QG sénégalais. Après avoir avalé hamburgers (rien à voir avec ceux de chez nous, ici c’est vraiment un régal) et des fatayas (beignets à la viande, miamiamiam), direction le bar Mame gnagna où nous avons rencontré Théo, le fameux barman dont Piero nous avait parlé. Rencontre également de Maurin, un rastaman quinqagénaire vraiment marrant qui a flashé sur le joli couple que nous sommes Lucie et moi. Il l’appelle Luciole (qu’il mime en gesticulant des mains) et moi Luciole-masculin (il a du mal a prononcé mon nom)…

Samedi, direction Fadiouth, l’île aux coquillages. Arrivés là bas, les « guides » nous harcelent. No problem, nous disons que nous venons voir Etienne le lutteur (cf articles publiés avant). Celui-ci accours d’ailleurs vers nous. Il nous a donc fait une visite gratuite de son village natal et nous a même fait faire un tour de pirogue. C’est-y pas beau d’avoir un ami lutteur? Qui a térassé le rois des arènes actuel d’ailleurs…Respect.

De retour, nous avons rejoins nos amis Zé et Chair pour aller voir un concert du groupe Sarafina (groupe de Zé et de son grand frère James). Très sympa! Tout comme le trajet du retour d’ailleurs: à neuf dans un taxi, avec les djembés dansle coffre et la guitare sur les genoux! La soirée se finira tard, à discuter et boire (modérement…) avec tout ces nouveaux amis.

Ce dimanche est marqué de la victoire de l’Egypte contre le Cameroun, devenant ainsi champions de la CAN pour la deuxieme fois consécutive…

Fin de ce super week end et vivement le prochain qui s’anonce tout aussi bien avec grillade de poissons avec nos amis à l’atelier de percussions de Zé le vendredi, et arrivée des parents de Lucie dans la nuit de samedi à dimanche!

Sintiou Mbannan

De retour d’une semaine en pleine brousse dans le village de Sintiou Mbannan à quelques kilomètres de Mbour, pour continuer la construction d’une case:

Arrivée le dimanche en fin d’aprèm où les femmes se mettent à préparer le repas qui sera servi dans plusieurs grands plats, à même le sol, avec les mains bien sur, éclairés par les lampes de poches. Première nuit assez difficile, on imagine les bestioles qui grouillent dehors, on écrase lespinces oreilles qui se baladent sur notre cou… Fin de la nuit enmitouflé dans la couverture, seules les narines dépassent du drap.

C’est partit pour le chantier avec notre super architecte-maçon Emil que l’on a pas cessé de taquiner tout au long de la semaine. Il faut dire qu’il aime le travail bien fait mais ne le fait pas forcément… Après 3-4 heures de travail, pause. Longue pause. Discussion autour du thé jusqu’à 17h pour reprendre jusqu’à 18h…

Coups de soleil au rendez vous en fin de journée, et une bonne douche fait du bien: prenez un seau et un récipient, placez vous derrière une palisade en paille et profitez d’un coucher de soleil sur la brousse tout en vous lavant…très rustique mais je choisirai une douche un peu moin « découverte » pour les prochaines fois. Place au repas cuisinés au feu alimenté par le crottin d’âne, et après le thé dodo. Voila en gros une journée au village…

La nuit du mardi au mercredi fut plus mouvementée. Deux jeunes ont eu la bonne idée de faire une bataille de gel douche, biafine, dentifrice, j’en passe et des meilleures, aux alentours de 1h du matin. Cette agitation motiva un autre jeune à faire des siennes également, il exprima son souhait de retourner à Mbour. Emil le super maçon, le mit en garde qu’il ne fallait pas sortir car dehors les chiens aboyait car les hyenes rodait et qu’il était très dangereux de sortir. Le jeune crut à la ruse d’Emil et s’endorma. Verdict le lendemain, sans le savoir Emil disait vrai: si les chiens aboyait dehors c’est qu’une hyene se baladait dans le village à moins de 50m de la case où l’on dormait. Heureusement, celle-ci était seule donc vulnérable face à la meute de chien. Il faut noter qu’une hyene est un animal craintif qui chasse en meute les proies faibles ou blessées. Elle a cependant la machoire la plus puissante des prédateurs et peut parcourir plus de 400 km en une seule nuit (le cas de notre visiteuse)).

Les bétises des deux jeunes leurs a valu des sanctions. Me voila donc parti mercredi matin avec deux encadrants pour faire une marche d’une vingtaine de kilometres avec la jeune en pleine brousse. Nous sommes allé jusqu’a Louly bentégnié, le village où travaille Lucie et Guillaume. P’tit coucou et p’tit bisou pour reprendre des forces au passage et retour au village après 3h de marche. Le jeune qui a préféré son lit aux hyenes nous quitte pour aller dans un autre village (de sanction cette fois-ci) pendant trois semaines (c’est pas drôle pour lui ça…) où il vivra à la sénégalaise pure et dure, en travaillant au champ, etc.

Chasse au rat le vendredi matin. La malheureuse bestiole avait eu la bonne idée de manger nos légumes pendant la nuit. Celà lui coutera une bastonade à mort pour finir grillé puis mangé par les enfants…miam.

Le chantier n’est pas fini, je repars peut-etre demain mais ça c’est surprise, ici on vit carpe diem sans se soucier du lendemain…ni des autres jours futurs d’ailleurs…

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